Histoire

La Tuilière décrit en juin 1978

(article de source inconnue fourni par Marie-Antoinette Rocle)

La Tuilière est un petit hameau, né au début du 19ème, auprès d’une fabrique de tuiles (d’où son nom), dont on retrouve les fondations entre la route et la rivière très poissonneuse, nommée Böen, qui rejoint l’Aix, plus bas. Son rapide développement est dû à sa situation privilégiée, au fond d’une vallée très passante depuis la création, en 1782, du chemin de « Juré à Saint-Priest« , à mi-parcours.

C’est du 24 juin 1855 que date la création de la nouvelle paroisse sous le vocable de l’Immaculée Conception (le dogme en avait été proclamé l’année précédente par Pie IX). Le premier curé, M. l’abbé Marys Seignol, né à Blayot, quittait Saint-Romain, le 2 février 1856, pour s’installer chez Jean-Marie Collet, au lieu-dit « La Croix de Fer ». Il y dit la messe en attendant l’église dont la première pierre sera posée le 16 avril 1856… et qui sera achevée le 16 novembre 1857… L’édifice avait coûté seulement 3.000 francs, somme assurée en partie par les châtelains de Génétine et Contenson. Les paroissiens s’étaient chargés des terrassements et des charrois des matériaux… Le clocher était inauguré le 24 août de l’année suivante… Le premier registre de catholicité s’ouvre en 1861. La première école libre commence le 24 octobre. Le 1er janvier suivant, elle compte 112 élèves… pas mal ! pour une population de 800 habitants environ. Deux ans plus tard, elle devenait communale.

La paroisse, sur demande des conseillers municipaux en 1904, ne sera érigée en commune que le 11 février 1926 ; jusqu’à cette date, tous les problèmes relatifs à La Tuilièresont traités à la mairie de Saint-Just : par exemple la construction du presbytère en 1887, l’installation d’une gare de chemin de fer et d’une cabine télephonique en 1912, etc…

Le 1er avril 1926, les conseillers municipaux locaux choisissent leur 1er maire, François Travard, à qui succéderont Jean Travard (1929-1941) ; J-M Joannon (1941-1947) : Claude Pion (1947-1959) ; Jean Dufour (1959-1971) ; Jean Brunelin (1971-1977) et Paul Dufour.

Sept curés auront succédés au Père Seignol. Le dernier, le Père Marius Faye, aura servi de 1935 à 1963… Depuis, la paroisse est animée par le prêtre résidant à Saint-Priest.

Si La Tuilière présente un caractère spécial par ses origines et sa court histoire, actuellement elle a encore une originalité peu banale : en effet, il y a-t-il beaucoup de communes de 424 habitants et de 3.000 hectares environ qui peuvent s’honorer d’une telle richesse d’activité. Essentiellement rurale et agricole, notre communauté comprend : des entreprises en maçonnerie et ouvriers maçons, un entrepreneur en travaux agricoles, des scieries, des menuisiers-charpentiers, des abatteurs de bois, des élevages de poulets, un marchand de bestiaux, des coutelleries, un boulanger renommé pour la qualité de son pain, une épicerie, un garagiste, un sabotier en activité, un charron à la retraite bien sûr, mais allez l’empêcher de bricoler encore, il aime tellement son métier ! des préposés aux P.T.T. (dont notre maire actuel !), une confectionneuse de galons pour uniformes, enfin un boisselier authentique qui peut, sur commande, vous fabriquer et vous fournir:tonneaux, échelles, bennes, etc… notre pépinière a cessé son activité depuis peu de temps. Voilà sur le plan professionnel et artisanal.

Tous ces courageux travailleurs ont une vie sociale très poussée, qui s’exprime par le syndicat agricole, un comité des fêtes qui coordonne les loisirs du pays, une société de pêche et de chasse pour les amateurs de la gaule (le Böen foisonne encore de truites succulentes) et de la gachette (nos bois sont un domicile de choix pour gibiers de toutes catégories) ; en lien avec le groupe de Saint-Priest, les donneurs de sang sont organisés pour être à la disposition de ceux qui font appel à leur service.

L’école comprend deux classes pour l’instruction des enfants.Les jeunes poursuivent leurs études au C.E.G. de Saint-Just ou dans les lycée de Roanne. Enfin , n’oublions pas les lieux où se concrétise tout ce bouillonnement de vitalité, les cafés, au nombre de 5, dont un bureau de tabacs, et le restaurant qui attire tant d’amateurs de la bonne table.

Notre commune qui se présente comme « une ruche bourdonnante », exerce quand même une sorte de fascination pour les touristes qui, volontiers, viennent des environs et même de loin chercher un peu de calme et de repos, lors des beaux jours. La présence de beaucoup de maisons neuves ou aménagées en est la preuve tangible ; ce qui donne à notre site idyllique, un aspect quelque peu moderne… Mais il conserve quand même sa personnalité rurale, ne serait-ce que par son patois, heureusement bien entretenu… « Mefia-te… »

On aura presque tout dit, quand on aura signalé que la vie paroissiale s’épanouit grâce aux catéchistes qui prennent en charge l’instruction religieuse de nos petits baptisés, en lien avec les familles. En outre, nos cérémonies liturgiques des dimanches et des fêtes sont fidèlement animées par un groupe sérieux d’adultes, de jeunes et d’enfants qui aident fortement la participation de l’assemblée.

Enfin, un signe de saine vitalité familiale : depuis le début de cette année 1978, nous avons eu la joie de célébrer 14 baptêmes, la plupart au cours de la messe.

Nous pourrions encore relater beaucoup de chose… Mais si vous voulez en connaître davantage, venez, et vous verrez !